Objectif Lhassa (Tibet)
Nous partimes quatre sans... l amour d un velo, mais par un prompt renfort, nous nous vimes sept sans... philippe, en arrivant au port.
Apres un treck eprouvant au nepal, qui nous aura permis d apercevoir les cimes de l Anapurna, nous avons brave les routes de l Himalaya en jeep. Une traversee dans la poussiere, la joie et la bonne humeur... Les paysages de l Himalaya sont bien divers, les montagnes tantot sablonneuses tantot verdoyantes, les lacs turquoises, les petits villages nomades faits soit de maisons en terre, soit des simples tentes, des yaks a la pelle, des drapeaux de priere de toutes les couleurs... C est donc les fesses en miettes mais les yeux rassasies que nous arrivons au bout de notre mission : Lhassa. Assis dans un cafe a boware des bieres, c est non sans emotion que les deux meilleurs flics de l espace, Mister Megot et son p tit claque merde, verront passer, tel une fleche, le jeune francois et son quintal de cheveux.
En definitive, le voyage n a de sens que celui qu on lui donne et autant d interpretations possibles que de voyageurs qui le composent. Ainsi, dans cette expedition Paris Kathmandu Lhassa, nous etions, au meme titre que velovalie, les quarterons d une volonte collective changeante. Deux elements font, a mes yeux (la encore ce jugement est denue de toute objectivite), prendre tout son sens a notre periple mouvemente ainsi qu a cette association inattendue. En premier, cet evenement qui vous a ete relate en amont, l arrivee hubuesque d une bete a poils hirsutes et a l oeil hagard dont j eus peine, apres trois heures d assomants va et vient a travers cette ville chinoise en quete d argent et de nouvelles d un frere egare en Asie, a determiner si elle appartenait a ma propre fraterie. Cette reflexion reflexe et incontrolee durera une interminable seconde pendant laquelle j eus le sentiment de passer de l anxiete a la joie, de l impatience a la surprise, du calme a la tempete. Sans pouvoir expliquer comment, je me suis retrouve l instant d apres sur son dos suivi de pres par Robert qui alerta tout de go la belle Abel sur son 31. Nous nous retrouvames assis au beau milieu de la chaussee entoures d une horde sino tibetaine. Sofu n arrivera que quelques minutes plus tard, occupee qu elle etait a pister cette meme bete sur le web.
En attendant le deuxieme element du Sieur Jean ba, je reprends la plume ou plutot le clavier... Malgre un acueil mitige a Lhassa, ville largement investie par les petits chinois (pas betes...) et le beton, nous arroserons comme il se doit les retrouvailles autour d un bon yak burger. Nous resserons aussi les liens d amitite avec les deux Alban, et les deux hollandaises (Clara et Savitri), rencontres au cours de l incroyable traversee de l Himalaya. 24 h apres le Yeti, arrivent deux autres membres de cette improbable association qu est Velovalie, Couille et Charles. Nous les surprendrons les dents plantes dans un gros burger, apres avoir flanes au gre du marche tibetain, marchandant lunettes d aviateur chinois, perles de culture, et autres pigments.... La mission etait bel et bien rondement menee : nous n avions jamais ete aussi proche de Velovalie. S en suivi une soiree billard et queue de poisson, puisque nous avons egare deux velovalistes avant de voir un membre de Ktm voguer vers d autres dancefloor. Nous finirons par nous retrouver autour d une petite mousse pour comploter une surprise a la hauteur des 26 piges du Sieur boulart junior junior. Je laisse maintenant a JB le soin de relater la deuxiemme acsension jusqu au Nirvana que nous connaitrons au cours de cette tumultueuse aventure.
Cette bete n est autre que Boule, dont l arrivee solitaire nous reconforte et nous etonne a la fois notamment en ce qui concerne l avenir velovaliste... Heureusment, apres 47 visites de monasteres tibetains, reconstruits pour la plupart, dont celle du Potala, ou l on ne voit rien si ce n est la photo du Dalai habillement glissee par Robert en salle principale, nous surprimes deux mageurs de yak en plein forfait avec une telle allegresse dans le regard que nous comprimes sur le champs qu il appartenaient a la meme tribu. La suite va tres vite, de debriefing arrose en gobage de momos, de partie de billard en soiree "tout le monde se paume car on va faire caca". Ceci m amene tout droit, et cela vous etonnera peut etre, a mon second. En deux, le jour anniversaire dun cadet qui, s il a prevu les deux roues, a oublie le moteur. Dans un resto classe pour touristes, tenu par des hollandais, ironie du sort, les yaks steaks et autres dal bath sont arroses de Chardonnay et de vin rouge australien. Le tout sera recouvert d un gateau et autres presents, qui auront le pouvoir, comme il le dira lui meme, "d emoustiller" l imteresse. Passage olbigatoire et fortement rhumise au bar, ou Mes Couilles evoquent le souhait de parcourir le monde de l Asie jusqu aux Ameriques, et le Doc le bonheur immense de retrouver cette femme qui l attend. Dans le meme temps, le tout nouveau vingtsixaire posait pour de bon les flechettes quand Robert dit "The voice" annoncait et fendait le triple 17. Si ces evenements donnent du sens a eux tous seuls, les faits encourus en discotheque chinoise quelques instants plus tard resteront graves. Arrivee fracassante avec prise en otage collective, alcool aidant, du dancefloor au milieu d une armee de danseurs chinois eleves au meme pas, salso rock n roll fraternel au milieu de personne, sauts de l estrade d un messie herberlue, hacka neo zeded en defit aux chinois, poursuite de serveuse reprimandee par les militaires, bataille de chatouilles d une heure et demi, depart du huit au ras en vue de transport d une Nofu sans tongue, galipettes sur la piste, commande de bieres a gogo, sieste prematuree dans les canapes... bref une soiree particulierement complete, voluptueuse mais je ne m'etendrai pas davantage.
Seule ombre au tableau, et pas des moindres, nous n'avons pas eu la joie de croiser le 4eme larond : le philippe. Desireux de parcourir la Trans-hymalayenne integralement en bicycle, ce jeune fou arrivera 2 jours apres l'expiration de notre visa sino-tibetain qu'il nous etait impossible de prolonger.
Voici donc quelques impressions et sentiments deverses de retour a Kathmandou, ou nous semblons tous animes du meme manque de tendre (pour des raisons diverses) dans l'attente d'un rappatriement vers notre terre natale. Ce voyage improbable jonche d'imprevus, partage avec une soeur, une belle soeur et un ami, renverra a quatre souvenirs differents, contradictoires ou complementaires, paralleles ou confondus, et me fait dire en guise de conclusion, que c'est au pied du mur que l'on voit le mieux le mur... quoique.
Aurélie
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samedi 3 septembre 2005 à 07:55 | #59
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Commentaires
Le samedi 3 septembre 2005 à 04:40, par boulart junior junior : V
Le samedi 3 septembre 2005 à 18:11, par Peña : V
Le jeudi 8 septembre 2005 à 09:05, par SEB :: email : V
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